Mise en Œuvre du Projet Pilote d’Engagement Citoyen

A la suite de l’évaluation à mi-parcours du PPDC, une restructuration du projet a été entreprise. La restructuration partielle du projet a concerné essentiellement la modification des activités de la composante 3 afin de mettre en place des projets pilotes d’engagement citoyen (EC) pour renforcer la communication et l’appropriation par les bénéficiaires dans une logique de développement territorial. Cette phase pilote concerne au 3 communes dans les 3 régions couvertes par le PPDC.

Les activités pilotes d’engagement citoyen ont comme objectif de développement de renforcer la sensibilisation et l’appropriation des processus de planification des Plans de Développement Communaux (PDC) et des réalisations du PPDC par les populations, ainsi que d’améliorer le retour d’information vers les villages.
Les activités pilotes d’EC sont axées sur :

  • L’information, l’animation et la communication pour renforcer l’accès à l’information des populations, à travers des plans de communication et d‘information autour des activités du PPDC, des PDC, des Plans de Développement Départementaux (PDD) et des programmes de développement concernant les communes concernées.
  •  La mise en place de pilotes d’engagement citoyen se concentrant sur :
    – l’élaboration et/ou actualisation des PDC au travers de consultations participatives
    – la gestion de doléances et questions liées au PPDC
    – la mise en place d’un Fonds de développement local ou de Financement de sous projets Villageois : appui aux initiatives citoyennes, destiné à financer de petits investissements communautaires jugés prioritaires par les populations pour supporter la mise en œuvre des PDCs dans les communes participantes.
    Les activités pilotes se mènent en collaboration étroite avec :
  • DADL : Formulation, suivi et coordination ;
  • SRADL: contrôle de qualité du processus d’EC, participation et coordination actives de l’actualisation des PDC
  • Conseil municipal et cadre de concertation communal, constitué de conseillers élus et d’employés municipaux, d’ONGs, d’Organisations Sociales / OPs/GPF/Associations de jeunes, de parents d’élèves, d’artisans, de jeunes; Chefs de Villages, chefs de services publiques locaux -CADL; Infirmiers et chefs de postes de santé, directeurs d’écoles, des parties prenantes et partenaires techniques et financiers du développement de la commune.
  •  Mairie : Mobilisation des populations et coordination des travaux
  •  ANRAC : information, sensibilisation, mise en place et animation initiale des pilotes
  • Comité Technique Régional (CTR) composé du Gouverneur et de chefs de services régionaux (SRADL, ARD, Planification, Aménagement du Territoire; DRDR, Statistiques : élaboration des critères de sélection, et pré-sélection des communes bénéficiaires potentielles
  • Comité Élargi de Planification (CEP), constitué des représentants du CTR, d’ONGs, d’Organisations Sociales/OPs/Associations des parents d’élèves, Associations des artisans, des jeunes, les groupements de promotion féminines; Chefs de Villages, élus de la commune, services publiques locaux -CADL; District Sanitaire, etc., les partenaires techniques et financiers de la commune : Contrôle de qualité à la fin de chaque phase du processus (Formulation et validation participative des programmes / projets de développement et d’aménagement)
  • PPDC : Coordination, Planification, Contrôle, Mise en œuvre des activités et mise à disponibilité des ressources techniques et financières
  • DECLIC : encadrement, renforcement de capacités des comités d’engagement citoyen, accompagnement à l’identification, l’élaboration/étude de faisabilité, la mise en œuvre et le suivi des sous-projets villageois;
    En effet, le projet et ses différents partenaires opérationnalisent l’approche PDC de la DADL avec la valeur ajoutée suivante :
  • Communication et mobilisation villageoise pour la préparation des PDC et la participation aux réalisations de ces plans,
  • Mobilisation des populations à travers les comités d’engagement citoyen pour l’identification des besoins, le suivi des réalisations des sous projets villageois et du PDC en relation avec la DADL, ANRAC et DECLIC
  • Intégration d’une approche spatiale (utilisation cartographie des données, base de données SIG) dans la planification de l’aménagement et du développement territorial
  • Retour d’information et capacité de suivi des doléances et réalisations au niveau communal (questions, réponses, suivi, etc.)
  • Microprojets villageois incluant le suivi participatif. Les projets sont choisis/sélectionnés par les bénéficiaires et un suivi participatif est en place. Les résultats du suivi participatif seront pris en compte pour informer ou améliorer la mise en place des activités avec un retour vers les bénéficiaires.

3.3.1. Sous composante 3.1: Information, animation et Communication.

Dans le cadre de protocole PPDC-ANRAC, un programme était initié pour renforcer la communication et la mobilisation sociale visant à préparer les communautés au pardon, à la réconciliation afin de raffermir les liens intra et inter communautaires pour un climat social apaisé. Ces activités visent également à améliorer la communication à l’endroit des autorités administratives et locales, mais surtout des bénéficiaires pour gagner en notoriété et susciter un sentiment d’appropriation des réalisations du projet par les populations.

La collaboration avec ANRAC a permis aujourd’hui le renforcement de la communication du projet au niveau communautaire dans les zones les plus sensibles. Par ailleurs, des protocoles de partenariats sont signés avec neufs (09) radios communautaires afin de renforcer la communication autour des activités du PPDC en rapport avec ANRAC. Pour la bonne couverture de la communication dans l’ensemble du territoire de la Casamance, ces radios vont passer de (09) quinze (15) au cours de ce trimestre deuxième de 2018. Ces radios communautaires ont fortement participé à la préparation des campagnes agricoles et à la communication sur les points de cessions des intrants, les modalités de cessions mais aussi le respect des itinéraires techniques.

3.3.2. Sous composante 3.2. Engagement Citoyen

Cette sous composante vise le renforcement des capacités des acteurs en vue de soutenir le processus de décentralisation, portant principalement sur l’accroissement des capacités des communes et des villages dans le processus de développement local et l’augmentation de la cohésion et de l’inclusion sociale. Cette sous composante appuiera l’élaboration ou l’actualisation des documents de planification communale (PDC) dans 3 communes à travers les 3 régions en établissant des mécanismes d’engagement de citoyen pilotes concentrés sur la planification participative, des mécanismes de gestion et de règlement des plaintes et doléances. Elle est organisée principalement autour de deux sous activités :

  • Élaboration/actualisation des plans de développement communal
    L’engagement citoyen se réfère ici à un processus de planification qui accorde une grande importance aux besoins des populations à la base. En vue d’apporter l’appui nécessaire aux bénéficiaires et de renforcer leurs capacités de planification et de mise en œuvre des actions de développement. Les activités déjà réalisées se résument comme suit :
    a) Commune de Diégoune :
    La commune de Diégoune, considérée comme première commune test a déjà validé son Plan de Développement Communaux. Les CEC sont montés. Les business plan d’au moins trois projets sont élaborés.
    Des réunions pour la mise en œuvre d’activités-pilotes d’engagement citoyen et de gestion des plaintes sont organisées dans la Commune. Les étapes ci-dessous sont réalisées en rapport avec toutes les parties prenantes :
     PHASE DE PREPARATION : la tenue d’activités de réunion de partage sur les données secondaires (prédignostic) :
  • Évaluation ex-anté et formulation du projet pilote en août, septembre et octobre 2016 ;
  • Tenue de l’atelier de lancement en présence des Autorités (sous-préfet), de représentants des Services départementaux/régionaux de planification et/ou de développement incluant ARD, SDDR, agents – santé éducation, eaux et forêts, environnement, des représentants des diverses associations (Groupements féminins, ASC, Groupements de producteurs, comité de vallée) ; des ONG, projets et programmes intervenant sur le territoire communal, des Notables et autres personnes ressources des quartiers : Imam, chef de village/quartier, etc.
  • Atelier de travail pour la définition de critères de présélection et de classement des communes bénéficiaires potentiels de chaque région (1 j, 6 chefs de service)
  • Réunion du CTR pour validation du choix de la commission technique (1j, 30-35 personnes)
  • Présentation du projet d’EC dans les 2 communes sélectionnées (1j et 30 participants en moyenne pour chacune des 2 communes)
  • Tenue des étapes ci-dessous :
     Évaluation ex-ante et formulation du projet pilote en août, septembre et octobre 2016 ;
     Tenue de l’atelier de lancement en présence des Autorités et des représentants des communautés
     Relance/Restitution/ validation du bilan diagnostic:1 j, 70 participants ;
     Définition des Orientations stratégiques de développement :2 j, 70 participants/j;
     Formulation de la vision et définition des axes stratégiques: 1 j, 20 participants ;
     Planification, Programmation et budgétisation:1 j, 20 participants ;
     Validation et Adoption du document de planification 3 j, 70 participants/j ;
  •  8) Réalisation d’un SIG communal Réalisation d’un SIG communal
  •  Réalisation des business plans des sous-projets de Diégoune.

    b) Activités dans les deux autres Régions :

    Région de Sédhiou :
  • La tenue d’une rencontre d’Informations de l’Administration avec les autorités de la région du projet pilote d’engagement citoyen
  • La tenue d’une réunion de présélection de la commune pilote pour la région
  • La tenue de l’atelier de validation de la Commune pilote de la région de Sédhiou
  • Prise de décision d’actualisation du document de planification (PDC) : arrêté Mairie;
  • Zonage de la commune en 3 zones
  • Mobilisation et Formation équipe municipale : atelier de lancement
  • Pré diagnostic et collecte des données secondaires de la commune (monographie, PLD, fichiers géoréferencés, cartes, etc.) : travaux de reconnaissance du territoire et diagnostics participatifs
  • Création des CEC Région de Kolda 
  • La tenue d’une rencontre d’Informations de l’Administration avec les autorités de la région du projet pilote d’engagement citoyen
  • La préparation de la tenue de l’atelier de validation de la Commune pilote de la région de Kolda
  • La tenue de l’atelier de validation de la Commune pilote de la région de Kolda
  • Prise de décision d’actualisation du document de planification (PDC) : arrêté Mairie;
  • Zonage de la commune en 3 zones
  • Mobilisation et Formation équipe municipale : atelier de lancement
  • Pré diagnostic et collecte des données secondaires de la commune (monographie, PLD, fichiers géoréferencés, cartes, etc.) : travaux de reconnaissance du territoire et diagnostics participatif
  • Par ailleurs durant les mois de mars, avril et mai DECLIC avec une équipe de 25 personnes, a réalisé des séances d’immersion d’une semaine par commune pilote mais aussi les réalisations d’activités de formation de l’ensemble des trois CEC et au niveau de chaque zone des trois communes. Les résultats sont résumés dans le tableau suivant:

• Mise en place d’un système de gestion des doléances et des plaintes
Un système de contrôle citoyen, adapté au cadre de résultats et aux spécificités du PPDC, est institué ici au niveau de la mairie pour la collecte et le suivi des plaintes des bénéficiaires et leur transmission par des canaux adéquats au PPDC. Pour les plaintes qui aillent au-delà du Projet, le Maire doit pouvoir saisir les responsables par ailleurs. Les plaintes sauvegarde doivent être suivies de façon étroite par le projet pour éviter toute difficulté ultérieurement.

Le dispositif physique implanté au niveau de la mairie est souple et repose sur la responsabilisation directe d’une personne à la mairie chargée de l’administration et le suivi des plaintes. Un encadrement des bénéficiaires est offert pour recueillir et canaliser les plaintes à travers les Cadres d’Engagement Citoyens (CEC) qui agissent comme interface entre la mairie, le PPDC, le conseil communal et les populations. Les premiers résultats sont fort encourageants, et le système est entrain d’être étendu aux deux autres communes impliquées dans le PEC (Pakour pour la région de Kolda et Diaroumé pour celle de Sédhiou).
Au cours du trimestre des rencontres sont organisées avec les 3 Maires et les différentes OP dans le cadre de la mise en œuvre du système. Les premières informations reçues sont remontées et traitées.

3.3.3. Sous composante 3.3. Fonds de financement du développement local: Financement de sous projets Villageois.
Cette sous-composante fournira le financement aux micro-projets (sous-projets villageois) qui sont retenus comme prioritaires par les populations afin de soutenir la mise en œuvre des PDC dans 3 communes. La stratégie a privilégié les jeunes, les femmes et les producteurs qui sont les bénéficiaires directs visés par le projet dont on cherche à renforcer la participation.
Le financement de sous projets permettra de soutenir la reconstruction, la réconciliation et la stratégie de développement durable promue par le PPDC en renforçant la cohésion sociale locale et complétant d’autres plus grandes activités du PPDC des composantes 1 et 2. Les business plan des sous-projets de Diégoune sont finalisés et ceux de Diaroumé et Pakour sont en cours de finalisation..

3.3.4. Appui à la gestion, au suivi évaluation, à la coordination et au pilotage
Pour cette sous-composante appui à la gestion, au suivi et à l’évaluation du projet les résultats ci dessous sont obtenus après le recrutement du Coordinateur du Projet et de son staff.

  • Réalisation d’un Système d’Information Géographique (SIG) du PPDC (www.sig-ppdc.org) pour la Casamance : cet outil mis en place contribue fortement à la mise en œuvre des axes/planifications stratégiques en rapport avec les Collectivités Locales (Communes & Conseils Départementaux).
  • Réalisation du site web du Projet : Le site web du PPDC : www.ppdc.sn est en ligne depuis début juin 2015. Un suivi plus fréquent des mises à jour régulières est recommandé pour rendre le site plus dynamique et attractif.
  • Formation des animateurs/relais/points focaux et DRDR. En rapport avec la DAPSA et le FNDASP, un plan d’action est élaboré et mis en œuvre chaque année pour renforcer le dispositif du suivi évaluation au niveau local mais aussi les SDDR&DRDR sur les techniques de collecte des données de production (superficie, production, mesures de carré de rendement, usage des GPS, etc.).
  • Évaluation et Calcul des données de la Campagne agricole avec la DAPSA. Dans le cadre de la mise en œuvre de ces activités, en particulier le suivi des indicateurs du cadre de résultat de la composante1, le PPDC et la DAPSA, ont convenu d’un commun accord chaque année d’élaborer un plan d’action dans le cadre de l’estimation, l’évaluation, le calcul & traitement des données de productions de riz (superficies, production, rendements: total, Moyennes, proportions et variance, etc.) mais aussi pour mener des enquêtes thématiques sur les ménages agricoles en Casamance.

Communication autour du Projet : Un spécialiste en communication est recruté. Le projet dispose désormais d’un plan de communication qui est validé en interne et qui est en train d’être mis en œuvre. Les principales activités du projet durant la période ont bénéficié d’une bonne couverture médiatique (radio, presse écrite, télévision, médias en ligne). Il s’agit notamment de la cérémonie de distribution de matériels agricoles et de préparation de la campagne rizicole. En outre, le magazine Réussir, dans son numéro spécial Casamance, a consacré un reportage sur la route Kolda-Pata réhabilitée par le PPDC. Dans ce même numéro, le Coordonnateur du projet a accordé au magazine une interview en revenant notamment sur la contribution du PPDC aux performances de la riziculture pluviale. En prélude à la visite prochaine du Chef de l’Etat en Casamance, la cellule de communication de la présidence de la République a fait des tournages sur certaines réalisations du projet qui seront diffusés à l’approche de la visite. Dans le cadre du magazine « Rampes de l’Emergence » conçu par le ministère de la Communication, des Télécommunications, des Postes et de l’Economie numérique, un numéro spécial de 26 minutes sera consacré sur PPDC. Il s’agit d’un large focus sur les réalisations du PPDC avec des témoignages des bénéficiaires et les éclairages des agents techniques et administratifs. Le tournage est déjà fait et la diffusion est prévue fin août.

Pour la visibilité et la lisibilité des activités du projet, les protocoles de partenariat avec les radios communautaires ont été renouvelés en rapport avec l’ANRAC. Les radios sont passées de neuf (9) à quinze (15). L’innovation reste l’ouverture aux radios régionales avec la signature d’un protocole avec quatre (4) d’entre elles. Il s’agit de la RTS (Ziguinchor, Kolda, Sédhiou), de ZIG FM, SUD FM et GMS FM.

La présence du projet dans les réseaux sociaux est accentuée avec une synchronisation du contenu du site web avec les pages Facebook et Tweeter du projet.

  • Un success story sur le projet pilote d’entretien des pistes rurales utilisant la méthode à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) à Ndorna a été rédigé et partagé sur les réseaux sociaux. Le document est diffusé aussi au niveau de la commune rurale concernée.
  • Mise en place d’une bibliothèque numérique pour la Casamance : Le Projet prévoit de réaliser une bibliothèque numérique pour la Casamance afin de centraliser et faciliter l’accès à l’information technique, économique et sociale aux institutions intervenant dans le Pôle. L’outil qui devra permettre de numériser, stocker, organiser et diffuser des travaux réalisés depuis les années 1960 jusqu’à nos jours sur les thématiques socioéconomiques et environnementales.• Mise en place d’une Base de données pour les OP : Cette base de données regroupent les informations sur chacune de ces OP (ie : les membres, leurs activités, les résultats atteints, les financements reçus, les créances auprès des institutions financières, les créances de ses membres, etc…). Le système des bases de données facilite ainsi les interactions entre le projet et un grand nombre de ces bénéficiaires directs. La base provisoire a été restituée au projet et aux OP.• Implication des Communautés aux activités du projet : Dans le cadre de la mise en œuvre des activités du projet des acteurs locaux interviennent avec les rôles et responsabilités qu’on peut décliner comme suit :
    • Concernant les Collectivités locales, elles interviennent entre autres dans : les délibérations foncières, la mobilisation des communautés pour les HIMO, l’entretien et la maintenance des ouvrages, l’information et la sensibilisation des communautés, le suivi de la bonne marche des ouvrages et des infrastructures, l’appropriation des infrastructures, la mobilisation de la contrepartie
    • Concernant les acteurs locaux (leaders d’opinion), ils jouent un rôle d’information et sensibilisation auprès des populations, de mobilisation sociale et un rôle de médiation sociale.
    • Quant aux populations, elles sont impliquées dans la participation aux travaux HIMO, la participation à la gestion et l’entretien des infrastructures, l’appropriation des ouvrages et des réalisations, l’accueil des équipes d’entreprises, la facilitation à l’accès au foncier, la mobilisation des apports pour les contreparties.

Le Suivi environnemental et social du PPDC s’inscrit en droite ligne de la loi N°2001-01 du 15 janvier 2001 portant code de l’Environnement au Sénégal qui exige que : « Tout projet de développement ou activité susceptible de porter atteinte à l’environnement, de même que les politiques, les plans, les programmes, les études régionales et sectorielles devront faire l’objet d’une évaluation environnementale». L’évaluation environnementale comprend :
(i) les études d’impact sur l’environnement ;
(ii) l’évaluation environnementale stratégique ; et,
(iii) les audits sur l’environnement selon le type de projet. Ce dispositif légal et réglementaire est complété par la Politique de Sauvegarde environnementale et sociale de la Banque mondiale, principal bailleur de fonds du PPDC.

L’Evaluation environnementale et sociale stratégique du Projet a abouti à l’élaboration d’un Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (CGES), d’un Cadre de Politique de Réinstallation (CPR) et d’un Plan de Gestion des Pestes et des Pesticides (PGPP). Pour assurer la durabilité environnementale et sociale du Projet, toutes les activités, investissements et aménagements devront se conformer aux exigences environnementales et sociales à travers la réalisation d’études environnementales appropriées, la mise en œuvre de mesures d’atténuation, la vulgarisation de bonnes pratiques environnementales et la mise en place d’un mécanisme de suivi. La mise en œuvre implique aussi bien l’UCP PPDC que les Maîtres d’œuvre délégués (AGEROUTE, AGETIP, ANIDA, SODAGRI).

Pour partager les outils de gestion environnementale et sociale du Projet, le PPDC a organisé au niveau de chaque région un atelier de renforcement de capacités des acteurs en relation avec les Services régionaux de l’Environnement. L’objectif était de partager le Plan Cadre de Gestion Environnementale et Sociale (PCGES) avec les sectoriels et renforcer la capacité des Communautés impliquées dans la mise en œuvre du Projet.

4.1. LES ETUDES ENVIRONNEMENTALES DU PROJET

Les études environnementales et sociales qui s’inscrivent dans le cadre de gestion environnementale et sociale (CGES) sont identifiées sur la base de screening (tri préliminaire) réalisé pour chaque sous projet. La situation est présentée dans le tableau ci-après.

4.2. LE SUIVI ENVIRONNEMENTAL ET SOCIAL
Le suivi environnemental et social est le moyen par lequel le projet assure le respect des exigences légales, environnementales et sociales. Il permet de vérifier le bon déroulement des travaux et le bon fonctionnement des équipements et des installations mis en place et de surveiller toute perturbation de l’environnement et du milieu social, causée par la réalisation ou l’exploitation du projet.

Le suivi environnemental et social est réalisé par le projet (UCP et Agences d’exécution comme AGEROUTE et AGETIP) et les comités régionaux de suivi environnemental et social (CRSE) coordonnés par les services régionaux de l’environnement. En ce qui concerne les agences d’exécution, l’AGEROUTE et le bureau de contrôle des travaux d’aménagement de la vallée de Mpack (région de Ziguinchor) transmettent régulièrement la situation au PPDC à travers ses rapports trimestriels (cf. section composante 2 du présent rapport). L’UCP poursuit ses missions de suivi environnemental et social pour superviser et contrôler les interventions des agences d’exécution des différents autres partenaires. L’UCP vérifie également la mise en œuvre des mesures de sauvegarde environnementale et sociale par les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre du projet.

La gestion des plaintes figure en bonne place dans les politiques de sauvegarde environnementale et sociale de la Banque mondiale. Ce système peut servir aux populations de cadre approprié d’expression de leurs plaintes et d’optimisation de leur satisfaction. En plus de constituer un réceptacle aux requêtes et suggestions des bénéficiaires, ce système permet également de promouvoir la transparence et la redevabilité ainsi que la participation citoyenne aux activités du projet.

Le système de gestion des plaintes mis en place par le PPDC correspond à la pratique de recevoir, de traiter et de répondre aux réclamations des citoyens de manière systématisée. Les réclamations peuvent porter sur tous les types de sujets relatifs à l’action du Projet : démarches administratives, plaintes pour non-respect des lois et règlements, la qualité et l’accès aux services, la gestion environnementale et sociale, etc.
Le système de gestion des plaintes est articulé autour de six étapes :

  1. (i) l’accès à l’information concernant le fonctionnement du système de dépôt et de gestion des plaintes ;
  2. (ii) le tri et le traitement des plaintes ;
  3. (iii) l’accusé de réception par le Projet ;
  4. (iv) la vérification et l’action ;
  5. (v) le suivi et l’évaluation des actions des mesures d’atténuation ; et,
  6. (vi) le retour d’information aux personnes ayant déposé plainte et au grand public. L’ensemble de ces étapes constitue un système complet de gestion des réclamations.

Dans la mise en œuvre, le projet s’est appuyé sur le réseau d’organisations de producteurs partenaires, leurs points focaux et la Commune de Diégoune. A la suite de l’atelier d’évaluation ayant regroupé toutes les parties prenantes à Ziguinchor le 29 mai 2018, le système a été revu pour notamment échanger sur le mécanisme et sa mise à l’échelle aux communes de Diaroumé (région de Sédhiou) et Pakour (région de Kolda) engagées dans le programme d’engagement citoyen. Ainsi, après la phase d’information (septembre – octobre 2017), le système mis en œuvre a permis d’enregistrer 88 plaintes et doléances portant sur plusieurs centres d’intérêt.

Les principales statistiques sont consignées dans le tableau ci-après.

 Mise en œuvre du Plan de Gestion des Pestes et Pesticides (PGPP)
Les activités prévues dans les composantes 1 et 2 pourraient nécessiter l’usage des pesticides et des méthodes de contrôle des pestes qui pourraient se révéler nuisibles du point de vue de la santé humaine, animale et environnementale. C’est pourquoi, un Plan de Gestion des Pestes et Pesticides (PGPP) a été préparé pour le PPDC, en conformité avec la politique de Sauvegarde PO 4.09 de la Banque Mondiale.

Le Projet a engagé le processus de mise en œuvre du PGPP. Ainsi plusieurs sessions de formation sur les bonnes pratiques agricoles intégrant la gestion des pestes et des pesticides, sont organisées. Entre le 16 et le 24 avril 2018, des sessions de formation ont été organisées dans chaque région à l’intention de 60 animateurs issus des OP partenaires. Ces animateurs formés vont à leur tour encadrer les producteurs dans le cadre des champs-école pour une gestion rationnelle et durable des pestes et des pesticides. Un plan d’action sera élaboré à cet effet, et à termes, chaque OP va superviser un nombre déterminé de CEP préalablement cartographié. Ces CEP feront l’objet d’un suivi-évaluation régulier de l’application des mesures de gestion des pestes et des pesticides.