Composante 1 : Appui à la Production, à la post-récolte et la mise en marché des produits agricoles

  • Sous composante 1.1. Réhabilitation, aménagement et mise en valeur de rizières et périmètres horticoles

L’état d’avancement de cette composante est jugé modérément satisfaisant. Le taux d’exécution de cette composante est de 38%. L’ensemble des activités prévues sous la composante 1 sont en cours et les discussions lors de la visite avec les bénéficiaires ont permis de constater que certaines activités commencent à produire des résultats tangibles auprès de populations

  • Aménagement et mise en valeur des valléesPour la campagne agricole 2017/2018, les leaders des Organisations de Producteurs partenaires se sont engagés à emblaver 38 315 ha contre 32 927 ha en 2016 dont 2815 ha en multiplication de semence de riz contre 1118 ha en 2016. Des tournées d’information/sensibilisation ont été menées au niveau de 729 villages par les leaders des organisations partenaires pour partager les modalités d’accès aux intrants et aux services à offrir. Au total plus de 26 514 personnes ont été touchées sans compter les émissions radios effectuées en collaboration avec l’ANRAC qui a signé des contrats avec de radios communautaires du bassin de la Casamance. Un total de 734 producteurs-pilotes a été formé dans les bonnes pratiques agricoles et 420 parcelles de démonstration mises en place. Concernant les aménagements/réhabilitations, 3 225 ha de vallées ont été réhabilités et/ou en cours. L’état des travaux est le suivant:
    • la réhabilitation de la vallée de Diégoune (70 ha) a fait l’objet d’une réception définitive;
    • la réception provisoire de l’aménagement des 1000 ha de vallées dans le bassin d’Affiniam a été réalisée.
    • Les travaux des vallées de Bakoum (150 ha), Ndiama (303 ha), Talto (202 ha) dans la région de Sédhiou sont exécutées à un taux de 90%.
    • Dans la vallée de Mpack les travaux du lot 2 sont exécutés à 43% et seront achevés après les récoltes, en février 2017.
    • La vallée de Djembéring (140 ha) exécutée en HIMO a un taux de réalisation de 25% dû à des difficultés provoquées par la présence permanente d’eau qui limite l’accessibilité du site.
    • Un DAO des travaux est lancé sur 2035 ha de vallées dans la région de Sédhiou.   Tous les travaux d’aménagement de vallées ont été suspendus depuis mi-août 2017 à cause de l’hivernage et seront repris en janvier-février 2017 après les récoltes.  L’ensemble des travaux des vallées est prévu d’être terminé en 2018.
  • Renforcement de la capacité des coopératives. Le projet a permis aux coopératives et/ou organisations de producteurs de renforcer leurs capacité et de coordonner leurs activités ; désormais elles planifient, exécutent et évaluent des projets communautaires dans leurs zones d’intervention généralement communes. Aujourd’hui, ces coopératives ont accès avec le soutien du projet aux intrants (engrais et semences) agricoles de qualité et offrent à leurs membres des services de conseil agricole et de prestation de travail de sol et de battage. Elles se projettent déjà dans la pérennisation de leur activité grâce aux recettes tirées du versement de la contrepartie et des prestations gardées dans des comptes séquestres au niveau des Banques. Ce qui leur a permis de renforcer leur crédibilité vis-à-vis des institutions financières qui leur accordent d’avantage des crédits d’investissement et de fonds de roulement. C’est ainsi que la CNCAS a accompagné les coopératives partenaires du PPDC durant la campagne hivernale 2017/2018 en leur accordant des crédits.
  • Périmètres horticoles irrigués(ANIDA)La sous composante 1.1 comprend l’aménagement de 9 nouvelles fermes de 10 hectares, la réhabilitation de 30 ha de blocs maraîchers ainsi que l’appui à la mise en valeur et à l’encadrement de 180 ha. Dix (10) blocs maraîchers d’une superficie totale de 16 ha ont été réhabilités en 2016 au profit de groupements de femmes. Une mission conjointe PPDC/ANIDA a été effectuée en août 2017 pour visiter d’autres périmètres à réhabiliter et faire un ciblage tenant compte du budget restant pour ce type de sous projets. Un objectif de réhabilitation d’au moins 14 ha de blocs maraîchers supplémentaires est visé avant la fin mars 2018. Les périmètres horticoles mis en valeur en 2016/2017 dans les trois régions couvrent un total de 71.5 ha, soit 59 périmètres horticoles. L’enquête menée en 2017 auprès de ces blocs horticoles a montré un revenu moyen à l’hectare conséquent.
  • Appui à la campagne de commercialisation de la mangue. Des activités d’appui dans le domaine de l’arboriculture fruitière participent à la structuration de l’offre en produits de qualité à travers la formalisation d’une relation contractuelle entre les planteurs, regroupés autour de coopératives de commercialisation et les clients. Le PPDC a travaillé en collaboration avec un opérateur privé natif de la Casamance (Société MSS) qui distribue au niveau des marchés de la capitale Dakar, des produits labellisés en provenance de la Casamance. Cent huit (108) tonnes ont été vendues par les planteurs contre 45 tonnes en 2016.  Le nombre des bénéficiaires des activités d’appui est de 156 personnes dont 57% de femmes et 65 % de jeunes pour 185 emplois crées. Des discussions entre le PPDC et la mission de la SFI préparant le projet d’appui à l’agrobusiness et la compétitivité du tourisme ont eu lieu à Dakar pour explorer des activités complémentaires en matière de renforcement de la filière incluant le renforcement des capacités des acteurs, des échanges entre producteurs et acheteurs et l’amélioration des opportunités de financement.  Un plan de suivi sera élaboré courant Octobre 2017 sur ces points.
  • Mise à Disposition de petites infrastructures Post Récolte. Un lot de 5 mini plateformes est en cours de réalisation à Dioher, Bandjikaki, Thionck-Essyl, Niaguis, Diégoune. Ces plateformes seront réceptionnées en février 2018. Un Dossier d’Appel d’offres sera lancé fin septembre 2017 pour la réalisation d’un second lot de 9 mini plateformes supplémentaires au courant 2018.
  • Plateforme Economique Intégrée de Bignona (PEIB); Pour mettre en service les infrastructures réalisées par le Projet de Développement des Marchés Agricoles du Sénégal (PDMAS) et dont la réception est prononcée en 2017, le PPDC a initié différentes activités. En effet, l’UCP a recruté un consultant pour aider la mise en gestion de la PEIB. Un comité de pilotage de la PEIB a été mis en place en Mai 2017. Il est constitué des représentants de collectivités locales, les principaux acteurs futurs usagers, de représentants de projets et programmes et de représentants des autorités administratives mais n’est pas complétement opérationnel. L’option de la concession de la PEIB à la Chambre de Commerce d’Industrie et d’Agriculture de Ziguinchor (CCIAZ) a été proposée. Cette concession concerne dans un premier temps, les infrastructures déjà réalisées. Les installations à réaliser dans le cadre du PPDC seront prises en charge dans la concession, dès la réception des travaux confiés à la maitrise d’ouvrage déléguée de l’AGETIP.  La version provisoire du cahier de charge pour la concession a été déposée début septembre et sera finalisé en Octobre 2017.  L’UCP a acquis des équipements de base pour rendre fonctionnelles les infrastructures de la première phase de la PEIB (tables de conditionnement, tables de pesage, balance, installation de ventilateurs). D’autres équipements complémentaires (bureautiques, cageots, transpalettes, plateforme de pesage électronique) seront acquis avant la fin de l’année 2017.  Le lancement du DAO par l’AGETIP pour les travaux d’extension de la PEIB est prévu en Octobre 2017 et le processus de recrutement de l’entreprise de travaux pourrait être achevé avant fin décembre 2017.   La durée prévisionnelle des travaux est d’un an et une année supplémentaire sera nécessaire pour prononcer la réception définitive et la clôture du marché. La plateforme sera complétée en amont par un dispositif d’équipements de centres de groupage de taille plus petite (mini-plateforme d’environ 200 m²).  Des discussions sont en cours avec l’équipe de la SFI-T&C pour coordonner le développement de la filière mangue en Casamance à partir de la PEIB.

La mission a demandé à la mairie de Bignona avant la mi-octobre une série de clarifications concernant la finalisation des travaux de la phase 1,  le financement de voies d’accès à la PEIB, le fonctionnement du comité de pilotage et la proposition de gérance de la PEIB.  Ces informations seront complétées par une évaluation approfondie des besoins en sauvegardes environnementales et sociales.  Un plan d’affaires, un bilan de l’état des filières horticoles pouvant utiliser la plateforme ainsi qu’un calendrier estimé des travaux seront remis à l’IDA à la fin novembre 2017.  Sur la base de cette documentation, la poursuite de la construction de la phase 2 de la plateforme sera décidée.

  • Production ostréicoleUne étude de marché des huîtres fraîches en Casamance sera entamée en octobre 2017 et permettra de prendre une décision avant fin 2017 sur la pertinence de la construction d’un dégorgeoir à Tobor. En attendant le renforcement de capacités des coopératives ostréicoles se poursuit. La dotation de matériels d’exploitation a permis d’augmenter les productions en 2017. Les quantités d’huîtres récoltées sont passées de 23 108 kg en 2016 à 42 283 kg en 2017. Les ventes ont permis aux femmes des cinq (05) blocs encadrés d’avoir un bon chiffre d’affaires soit une augmentation de 83% par rapport à 2016.

Il a été convenu:

  • Avant la mi-octobre, remise des informations nécessaires pour l’extension de la plateforme de Bignona 
  • Avant la fin octobre, la préparation d’une note résumant les options des discussions techniques sur le développement de la filière mangue avec l’équipe SFI-Commerce-compétitivité ;
  • Avant la fin novembre remise d’un plan d’affaires pour le fonctionnement de la plateforme de Bignona avec études de marchés sommaires des filières concernées et calendrier proposé des travaux
  • La révision des manuels d’opération pour décrire en détails les activités révisées de la composante 1 avant la fin décembre2017.
  • La participation d’un spécialiste de développement agricole de la Banque Mondiale lors de la prochaine mission