Sous composante 1.2: Mise à disposition de moyens de production en appui à la production et à la productivité du riz, de l’ostréiculture et l’horticulture et appui à la mise en marché

La mise en valeur de rizières est l’une des activités les plus importantes de la sous composante 1.2 du PPDC. Pour atteindre ses objectifs de mise en valeur, le PPDC met l’accent sur la mise à disposition de moyens en appui à la production et la productivité à travers la facilitation de l’accès aux intrants et matériel agricole et le renforcement des capacités des acteurs. Ce processus est centralisé autour des Organisations de Producteurs (OP) qui sont appelées à fournir des services à leurs membres et aux communautés de manière générale.

a.Riziculture

Comme pour les campagnes précédentes, les leaders des Organisations de Producteurs partenaires se sont engagés lors de l’atelier de préparation de la campagne agricole tenu à Ziguinchor, le 25 Février 2016 pour emblaver 28 835 ha. Des sessions de sensibilisation au niveau des villages par les leaders des organisations partenaires ont permis de partager et de valider les engagements au niveau communautaire.

A ce titre 438 villages et 22128 personnes ont été touchés. Certains villages très reculés ou sensibles (liste rouge) ont été touchés et les messages portaient sur les modalités d’accès aux intrants et aux services offerts par le projet à travers les organisations partenaires. Ces séances de sensibilisation constituent de forts moments de communications et d’échanges  entre les organisations et les communautés.

L’analyse des données de production par la DAPSA a montré un niveau d’emblavure de 32 927Ha réparti au niveau des 3 régions de la Casamance (cf. graphique ci-dessous). Ainsi, on note une progression des emblavures entre 2015 et 2016 de 25 630 à 32 927 Ha soit une hausse de 28% grâce à l’engouement et l’engagement des OP mais aussi à la volonté affichée par certaines autorités locales d’accompagner le projet dans la mise en œuvre

Répartition des superficies emblavées en riz par  région en 2016
  • Programme de production de semences certifiées

La mise à la disposition aux producteurs de semences de riz certifiées et adaptées à la topo-séquence des sols constitue le levier sur lequel est bâtie toute la stratégie de développement inclusif d’une chaine de valeur riz pluviale en Casamance. C’est toute la portée de la signature de convention avec les coopératives semencières au niveau du pôle. Le PPDC compte renforcer la capacité de production et de distribution des semences de qualité des coopératives. A ce titre, le projet a participé activement au processus d’élaboration consensuelle du Plan Triennal Semencier en zone pluviale. Au sortir d’une campagne de multiplication réussie en 2015, 2300 T de semences certifiées ont été produites, le projet a facilité la mise en relation avec des entreprises semencières. Les graphiques ci-dessous renseignent sur les ventes de semence par coopérative.

Les graphiques ci-dessus montrent à suffisance l’augmentation des parts de marché des coopératives semencières partenaires ; en effet avec l’accompagnement du projet, les superficies emblavées ont considérablement augmenté permettant à la Casamance de résorber en partie le déficit en semences adaptées. Il faut préciser que les productions de semences obtenues par les coopératives servent en priorité à couvrir les besoins des membres en semence de qualité et les surplus sont commercialisés. Le projet accompagne les coopératives à trouver des débouchés, si pour la campagne 2015/2016, l’effet conjugué de la sollicitation du Ministère de l’Agriculture et de l’Equipement Rural (MAER) pour un appui du projet au PNAR en Casamance par l’acquisition de 2000 Tonnes de semences certifiées de riz et un besoin de soutien des coopératives semencières pour relancer leur business, le PPDC s’était positionné comme principal client pour l’achat des semences. Pour la campagne 2016/2017, la volonté du projet de privilégier ou consolider des relations commerciales  durables dans la mise en marché des semences certifiées de riz a permis de mieux positionner la SEDAB et l’Etat à travers le MAER à jouer les premiers rôles. A travers ces figures, on note une forte diminution des quantités achetées par le projet qui passent de 1418T à 385T entre 2015 et 2016. Au même moment, la SEDAB principal opérateur du MAER à travers le PNAR, passe de 60T en 2015 à 371T achetées auprès des coopératives partenaires en 2016, soit une progression de 518%.

Pour les 385 Tonnes de semences certifiées de riz achetées auprès des OP, le montant injecté au niveau du secteur privé rural en Casamance est important dont 60% payés à la FEPROBA.

Ainsi  pour la campagne 2016/2017, 1118 Ha sont emblavés en multiplication de semences pour une production estimée à 2715 Tonnes de semences certifiées adoptées à toutes les topo-séquences de sol en Casamance dont environs la moitié va contribuer à la couverture des besoins des multiplicateurs membres des coopératives. On note une augmentation des superficies en production de semence de 77% et des tonnages produites de 15% respectivement pour les années 2015 et 2016 malgré les caprices de l’hivernage 2016.

Coopérative semencière Superficie (Ha) Production attendue
Blouf Emano 24,1 47
kamano/Entente 358 400
COOPAD 68 65
ASSOLUCER 110 158
PAKAO-EST 150 200
FEPROBA 426 1780
JUNO KEBA Soukou 15 22
JUNO KEBA Medina El Hadj 10 15
ADC Ninnaba 27 28
TOTAL 1118 2715

Programme de production de riz marchand

Le Programme National d’Autosuffisance en Riz (PNAR) vise un objectif de 1 600 000 Tonnes de paddy en 2017 dont les 40% soit 640 000 tonnes sont allouées au domaine pluvial. La Casamance naturelle représente 90% du domaine pluvial. C’est toute la portée de la contribution du PPDC au PNAR dans la zone Sud du pays, matérialisée par la facilitation à l’accès aux moyens de production du riz aux producteurs et services de qualité. L’objectif du projet est de permettre aux ménages de couvrir d’abord leurs besoins alimentaires en riz et de dégager progressivement un surplus commercialisable sur les marchés urbains de la Casamance et ensuite dans le territoire national. Pour se faire, la stratégie de mise en œuvre consiste à :

  • maintenir une subvention aux producteurs à hauteur de 80% pour l’accès aux intrants de qualité ;
  • renforcer leurs capacités techniques à travers les parcelles pilotes pour l’adoption à grande échelle des bonnes pratiques et ;
  • renforcer leur organisation pour améliorer la gouvernance organisationnelle.

Un atelier d’évaluation participative de la campagne 2015/2016 et de préparation de la campagne 2016/2017 a été organisé en Février à Ziguinchor et a servi de prétexte pour partager sur les difficultés rencontrées par les acteurs (OPs) et partenaires (DRDR, PNAR, UASZ, service de presse, etc…) dans la mise en œuvre. Une grande motivation et engagement des producteurs ont été notés avec le développement de la culture du riz dans des zones jadis vierges comme le département de Médina Yoro Foula. Aussi, les acteurs ont analysé froidement la nécessité d’harmonisation entre le PPDC et le PNAR sur le terrain ; d’ailleurs, c’est à ce titre que l’option a été prise par le projet de mettre un bémol sur l’acquisition de semences certifiées de riz pour une emphase sur la mise en place d’engrais.

Les modalités de gestion des points de distribution et la prise en charge des magasiniers constituent un point d’ancrage opérationnel dans la mise en œuvre du projet pour une appropriation des activités par les communautés.

Activités Images
Atelier d’évaluation participative
Parcelle pilote de riz marchand
Parcelle de riz marchand
Parcelle exploitée par des femmes

Résultats de production (Superficie, rendement et production par département) réellement obtenus en 2016 sur la Riziculture :

BIGNONA 3589 2257 8099
GOUDOMP 1144 2660 3043
KOLDA 4897 2484 12164
MEDINA YERO FOULA 1506 2198 3310
OUSSOUYE 492 2750 1352
SEDHIOU 10940 2358 25796
ZIGUINCHOR 1104 2320 2561
BOUNKILING 681 2500 1701
VELINGARA 8576 2866 25683
TOTAL PPDC 32927 2542 83710

En 2016, le PPDC a réalisé 152 500 tonnes, soit un taux de réalisation de 114% de l’objectif du cadre de résultat du projet. Un rendement moyen de 2,54 t/ha, soit un taux d’atteinte de l’objectif de productivité des parcelles de 88,75%.

Au total, 12 884 bénéficiaires d’intrants ont été recensés dans 100 communes du pôle territoire et les intrants ont été subventionnés à hauteur de 80% et 60% respectivement aux producteurs de riz marchand et multiplicateurs de semence pour faciliter l’accès aux populations.

Le renforcement des capacités organisationnelles des producteurs à travers la réalisation de Diagnostic Institutionnel Participatif (DIP) avec l’accompagnement du FNDASP

Les Diagnostics Institutionnels et Participatifs des Organisations de producteurs ont été réalisés avec l’accompagnement du FNDASP pour les huit coopératives dans les trois régions. Il a mis en exergue globalement la faiblesse de la gouvernance des organisations et leur faible capacité technique et financière (mobilisation des cotisations, prise en charge des besoins des membres, planification des besoins, etc…).

Session de restitution DIP/ASSOLUCER

Des plans triennaux de renforcement de capacité ont été élaborés et validés par les coopératives dont les axes d’amélioration sont le renforcement des capacités techniques (maitrise des techniques de production, de transformation et de commercialisation du riz, etc…), la mise en place de guides ou manuels de procédures aussi bien technique que financier et enfin une meilleure définition, partage et compréhension des rôles et responsabilités des différents acteurs (équipe technique, élus ou leaders d’OP, collectivités, membres, etc…).
La capacitation des organisations de producteurs permettra de lever les contraintes mises en exergues par le diagnostic supplémentaire de l’auditeur interne. Les différentes composantes ou unités de prestation et/ou de production (comité de gestion de matériel et équipements, comités vallées, coopératives semencières, etc…) des organisations partenaires seront redynamisées et renforcées en termes de gouvernance et de gestion. Un plan de suivi de proximité des formations sera mis en œuvre  et des évaluations régulières seront faites pour mesurer au besoin la dynamique organisationnelle et le niveau d’autonomisation des partenaires.

Renforcement de capacité des OPs à travers le FNDASP
L’atteinte des objectifs du PPDC passe inexorablement par un investissement sur l’humain et, c’est dans ce cadre que s’inscrit le partenariat avec le FNDASP pour un accompagnement rapproché des producteurs. Cette formation sur le détroquage des huîtres vise à renforcer les capacités des acteurs de la filière dans les techniques de commercialisation des huîtres fraîches. Les objectifs spécifiques poursuivis consistent à faire· maîtriser les techniques d’exploitation des huitres répondant au besoin des marchés cibles, maîtriser les techniques de détroquage des huîtres et sensibiliser les producteurs sur l’importance du fonctionnement du centre de dégorgement de Katakalousse.

Les sessions organisées et administrées par les agents de l’Agence Nationale de l’Aquaculture (ANA) de Ziguinchor, se sont tenues au niveau de 7 sites de production et de cueillette des huitres. Au total, 343 personnes dont 280 femmes ont été formées sur les thématiques de bonnes pratiques de production, l’élevage des huîtres et les notions de base sur les règles de biosécurité et de bonnes pratiques d’hygiène

   

Mise en place des facteurs de production

  • Semences

Sur la base des objectifs d’emblavements et de production, une entente directe avec quatre Coopératives semencières de la Casamance a permis l’acquisition de 385 tonnes de semences certifiées en riz. Les quotas alloués par fournisseurs et leur niveau de mise en place définitive au niveau de 55 communes ciblées sont résumés dans le tableau suivant :

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 Après la validation des engagements d’emblavures par les producteurs à la base, les besoins en semences certifiées ont été déclinés et transmis au PNAR pour la prise en charge. En définitive, 385 tonnes ont été mises en place soit un taux de 20% de l’objectif d’emblavure, le reste devant être complété par le PNAR et la contribution des coopératives. Le projet  a pris l’option d’acheter en priorité les semences de niveau base et surtout les variétés non pourvues par le PNAR. Le tableau ci-dessous donne un aperçu sur la contribution du PPDC en semence au PNAR en Casamance en 2016.

Répartition des quantités de semences fournies par le PPDC en la Casamance

  • Engrais

Les marchés ont été attribués à la SEDAB SARL et AGROPHYTEX SA respectivement pour 920 T de triple 15 (NPK) et 690 T d’urée. La situation ci-dessous renseigne sur les quantités allouées par région et les niveaux de cession qui témoignent les efforts consentis par le projet pour répondre à la demande des organisations de producteurs. Les quantités mises en place ont augmenté respectivement de 84% et 72% pour le NPK et l’Urée par rapport à la campagne 2015/2016. A l’instar des semences, les engrais ont été cédé au même taux de subvention soit 80% pour les producteurs de riz marchand et 60% pour les multiplicateurs de semences pour la campagne agricole 2016/2017.

Répartition des quantités d’engrais fournies par le PPDC en Casamance

Les cartes ci-dessous donnent la situation des points de cession, la répartition des intrants et des équipements agricoles par région pour la campagne agricole 2016.

  • Matériels et équipements agricoles Le projet, dans sa logique de doubler les emblavures et mieux positionner les femmes et les jeunes dans les segments de production, a acquis au profit des organisations partenaires 14 tracteurs équipés d’offset de 20 disques, 14 motoculteurs dont 10 motoculteurs de 17 CV et 4 motoculteurs multifonctionnels de 10CV, 10 batteuses et 10 décortiqueuses-blanchisseuses. Le matériel et les équipements agricoles ont été livrés et mis en place en début d’hivernage et le tableau ci-dessous donne la répartition du matériel par région et par bénéficiaires.

Le tableau ci-après renseigne sur les prix d’attribution, la subvention faite par le PPDC sur ledit matériel ainsi que  la contribution attendue de chaque organisation paysanne.

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Des résultats spectaculaires sont déjà enregistrés dans certaines localités en termes de superficies labourés par les tracteurs malgré la mise à disposition tardive (mi-juillet). On peut noter, le cas du GIE Alima Diwane et ADC Ninnaba respectivement dans les régions de Sédhiou et Kolda.

Pour les femmes d’Oudoucar (GIE Alima Diwane), le tracteur a permis de doubler les superficies emblavées en riz de multiplication passant de 8 à 15 Ha pour son exploitation familiale. Quant à l’organisation ADC Ninnaba, elle a vu ses demandes d’adhésion flamber du fait de la forte demande de travail du sol. En effet, pour une durée seulement de deux mois 96 Ha ont été labourés à un prix de 25000F/Ha avec une priorité accordée aux femmes.

Il en est de même pour l’allègement des travaux des femmes avec l’acquisition des batteuses et des décortiqueuses. Aujourd’hui, du riz blanchi et poli est disponible au niveau des ménages et boutiques au niveau des grands centres urbains de la Casamance.

Des contrats de marché sont en train d’être noués avec certains opérateurs-commerçants notamment Pape Moussa CAMARA, demi-grossiste installé à Ziguinchor et qui a commercialisé 35,575 T de riz blanc labellisé Entente de Diouloulou dans la commune de Ziguinchor durant l’année 2016.

Au niveau de Kabiline, siège de l’organisation, 18,74 T ont été vendus aux ménages de la zone d’intervention (arrondissement de Kataba1).

Une étude sur la mécanisation en Casamance est lancée avec un consultant individuel recruté durant le mois de Décembre 2016. L’objectif de cette étude est de définir les types de matériels adéquats en fonction des topo-séquences pour une mécanisation et/ou motorisation du système de production rizicole au niveau du Pôle de Développement de la Casamance qui comprend l’ensemble des trois régions de la Casamance (Kolda, Sédhiou et Ziguinchor). En outre l’étude permettra de proposer un paquet de matériels et équipements dont la technologie sera adaptée aux utilisateurs et aux zones de productions en Casamance. Enfin, l’étude mettra la lumière sur les différents types de gestion du matériel et des équipements agricoles avec une analyse comparative en termes de viabilité, de rentabilité et de durabilité des pratiques dans la zone du projet de manière spécifique.

  • Bénéficiaires volet riz

La mise en place d’intrants pour la campagne 2016/2017 a permis de toucher 12 884 personnes à travers la Casamance avec un pourcentage de 55,49 % de femmes et 24% de jeunes.

Mise en relation avec les structures financières

Le développement de la chaine de valeur riz nécessite inexorablement un accompagnement des producteurs à travers leur organisation par les services financiers pour le financement des activités de production et de mise en marché. C’est dans ce cadre que le protocole avec la CNCAS a permis de lever des fonds en crédit campagne pour la FEPROBA (600 millions F CFA), l’Entente de Diouloulou (12 millions F CFA), la Coopérative Blouf Emano (8 millions F CFA) et le GIE Alima Diwane (3,5 millions F CFA). Aujourd’hui, le défi pour les organisations de producteurs partenaires se trouve être le financement de la collecte et de la commercialisation des semences et du riz de production. A ce titre, le projet compte accompagner la CNCAS dans le suivi du recouvrement des crédits déjà octroyés aux OP et à travers les fonds séquestres (intrants et matériels) logés au niveau de la CNCAS pour garantir les prêts sollicités par les partenaires.

Développement d’un modèle de partenariat pour l’accès aux marchés des petits producteurs de riz à l’Anambé avec la FEPROBA :

Le PPDC et le projet Feed the Future de l’USAID/Naatal Mbay ont initié un programme de renforcement de capacités techniques de la FEPROBA à travers ses Unions hydrauliques pour la production et la commercialisation de 2000 T de riz de qualité dans le cadre d’un modèle de Financement Intégré. Le modèle est un mécanisme permettant de faciliter le financement de la production et la commercialisation de la récolte en mettant en relation les acteurs des différents maillons de la chaine de valeur (la production, la transformation, le financement…).
Un protocole pluripartite d’accord de collaboration entre la FEPROBA, la SODEFITEX, le CAIBA, la CNCAS, le Projet Naatal Mbay, le PPDC, la SODAGRI et VECO a été signé. Un plan d’action d’Appui Technique aux producteurs  a été élaboré et mis en œuvre de manière participative. 600 millions F CFA ont été octroyés par la CNCAS pour le financement de la production. Un cahier de charge a été validé entre les producteurs et la SODEFITEX qui a conduit à la signature d’un contrat d’achat de 2000 T de paddy en vue de la transformation et de la mise à marchés du riz blanc issu de la Casamance. Un cadre de pilotage du plan d’action, constitué de toutes les parties prenantes, a conduit régulièrement des missions dont le suivi de l’effectivité des taches à mener par chaque partie a garanti le succès de l’opération.
 
Synergie d’action vers une autosuffisance en riz

D’autres cadres de mise en œuvre d’actions synergiques ont été mis en place notamment avec le Programme National d’Autosuffisance en Riz (PNAR), PAPSEN pour de rationnaliser la mise en place des intrants et de la formation des acteurs de la chaine de valeur riz, le partage des vallées à aménager dans le Sedhiou, la mise en valeur commune de vallées rizicoles, …

Toutes ces initiatives ont concouru de façon significative à la réalisation du PSE par le renforcement du programme d’équipement agricole dans les différents terroirs de la Casamance. C’est ainsi que le matériel et les équipements agricoles (tracteurs, motoculteurs, batteuses, décortiqueuse, etc…) ont été subventionnés à hauteur de 80%. Cependant une forte demande en intrants, notamment en engrais et en matériels agricoles reste insatisfaite.

Horticulture

L’indicateur cible de 3000ha est révisé à 300 ha. Il est composé de 9 fermes de 10 hectares (90ha), 30 ha à réhabiliter et 180 ha à mettre en valeur.

Les sites de périmètres horticoles en cours de mise valeur pour la contre saison froide de 2016 dans les trois régions sont présentés en annexes pour un total de 71,5 ha, soit 55 blocs de périmètres horticoles.

Les Bénéficiaires ont été identifiés à travers les demandes d’appui adressées au projet et visées par les SDDR/DRDR ou les Maires. Aussi, dans le cadre de la mise en œuvre des protocoles signés avec les OP partenaires, des blocs maraichers de femmes ont été pourvus en intrants et petits matériels (cf. tableaux ci-dessous et annexes).

Dans le domaine de l’arboriculture fruitière, le projet a travaillé avec un opérateur privé natif de la Casamance et qui distribue au niveau des marchés de la capitale Dakar, des produits labellisés en provenance de la Casamance. La collaboration du projet avec MMS participe à la structuration de l’offre en produits de qualité, le PPDC facilite la mise en relation et aide à la formalisation d’une relation contractuelle entre les planteurs, regroupés autour de coopératives de commercialisation et le client. D’ailleurs, c’est dans cette démarche de supply chain que s’inscrit la mise en place d’infrastructure de marché notamment les min0i plateformes et les centres de groupage. Durant l’année 2016, la campagne de mise en valeur des ressources naturelles de la Casamance a porté sur la mangue et le maad et s’est déroulée avec quelques difficultés pouvant s’expliquer d’une part par une productivité faible des manguiers et d’autre part par un retard de mise à disposition des outils et matériels nécessaires à une cueillette en quantité suffisante. C’est ce qui a expliqué le démarrage très tardif de la campagne et la perte de part de marché sur la variété de mangue “pomme” et d’autres variétés comme la “papaye” et “boukodiékhale“.

Durant cette première campagne de collecte et de commercialisation de la mangue, 255 planteurs dont 155 femmes ont été enrôlés soit un taux de 61%.

Pour la Papaye, la campagne n’est pas encore terminée et 6548 Kg sont déjà vendus sur les marchés de Dakar pour un mois de collecte. Les prix  pratiqués sont rémunérateurs pour les planteurs et le paiement se fait à l’enlèvement des produits au champ.

Cependant, malgré la mise à disposition tardive des matériels et équipements de qualité par le projet, les dernières semaines de la campagne ont permis de rattraper en partie les pertes. In fine,  43,585 tonnes de mangues et 1 tonne de made ont été récolté durant la période du 01/06 au 01/08/2016. Le tableau ci-dessous donne les quantités de mangues collectées par zone et par variété.